Journal C'est à Dire 247 - Octobre 2018

J ean Almazan a pris offi- ciellement ses fonctions le 24 septembre. “C’est ma cinquième sous-préfecture et ce qui m’intéresse dans ce métier, c’est la proximité, le terrain, le contact avec les élus et les acteurs locaux” , explique celui qui ne devrait pas être déçu du voyage en faisant la tournée des comices. À 61 ans, le nou- veau sous-préfet de Pontarlier affiche un parcours pour le moins diversifié, à la fois pédagogique, sportif et exotique. L’homme a le goût du changement. Espagnol d’origine, il est arri- vé en France à l’âge de 8 ans. Il fut tour à tour enseignant, entraîneur de foot, directeur général du club de foot du Mans, inspecteur Jeunesse et Sports avant de d’entrer dans la pré- fectorale avec un premier pos- te à Clamecy. Il enchaîne ensui- te avec la Martinique, Vichy, Mayotte, de nouveau la Marti- nique où il prolonge son séjour par un détachement au poste de directeur général des ser- vices de l’agglomération Cap Nord Martinique. Ce sera sa der- nière affectation avant Pontar- lier et le Haut-Doubs. “On ne choisit pas où l’on va être nom- mé. Pour moi, la préfectorale est un parcours de vie que je veux le plus riche possible.” Fort de ces multiples expé- riences, il affiche une sérénité à toute épreuve. Sur la sécheres- se persistante, “on doit veiller à faire respecter les restrictions. Il faut attendre que la ressource se régénère mais il n’y a pas lieu d’être inquiet” dit-il. R.N. 57 et franchissement de Pontarlier : “Une consultation publique va être lancée et on va animer les comités de pilotage dans l’ob- jectif de lancer les travaux en 2021.” Fidèle à ses prérogatives, le sous-préfet assumera les mis- sions régaliennes en termes de sécurité, santé, aménagement. “Notre base de travail s’articule autour de l’accompagnement des collectivités. On a la chan- ce d’avoir une sous-préfecture ouverte au public. Il faut que les citoyens et les collectivités uti- lisent nos compétences. Je sou- haite qu’on soit ouvert, qu’on accueille tout le monde, qu’on apporte une plus-value au terri- toire en termes d’accompagne- ment. On va aussi participer à la création du parc naturel du Doubs Horloger, à la mise en place du S.C.O.T. du Pays du Haut-Doubs…” Et Jean Alma- zan de conclure son propos par la gestion de la Dotation des Équipements des Territoires Ruraux, soit une enveloppe de 11 millions d’euros pour finan- cer les projets des petites com- munes du Doubs et de la Dota- tion de Soutien à l’Investisse- ment Local qui s’élève à 4,4 mil- lions toujours à l’échelle dépar- tementale. n 2 R E T O U R S U R I N F O ÉDITORIAL “Petits” maires Méprisés, délaissés, pas écoutés, pressurisés… Les élus locaux ont le blues et les démissions se succè- dent. Depuis les dernières munici- pales de 2014, le nombre de maires ayant quitté leur fonction serait en hausse de plus de 50 % par rapport à la précédente mandature. Il faut dire que dès leur entrée en fonc- tion ils n’avaient pas été épargnés par une réforme de la carte inter- communale engagée à la hussarde par le gouvernement socialiste et dont il reste des cicatrices aujour- d’hui sur les territoires, et des séquelles sur le moral des élus ruraux. Après 2017, ce furent les annonces du nouveau gouvernement à propos des baisses successives des dota- tions aux collectivités locales et, ajou- tons à cela les annonces sur la sup- pression de la taxe d’habitation, le principal levier fiscal des communes, et on a fini d’achever certains élus qui décident donc de jeter l’éponge avant la fin du mandat. Dans le Haut- Doubs, le départ de plusieurs conseillers oblige à renouveler cer- tains conseils municipaux. Si aucun maire du Haut-Doubs n’a encore jeté l’éponge, certains n’en sont pas loin à entendre le représentant départe- mental des maires ruraux Daniel Cas- sard. Le coup de grâce, on le pres- sent déjà, c’est le transfert de cer- taines compétences au bénéfice des intercommunalités (comme les plans locaux d’urbanisme ou la voirie par exemple) et qui privera de tout pou- voir le maire, réduit à administrer son état civil, son cimetière et ses quelques bâtiments communaux. Bref, des maires privés de toute lati- tude et dépendant de plus en plus du pouvoir central. On est bien loin des belles idées de décentralisation déployées en France au début des années quatre-vingt. On assisterait au contraire à un regain de cen- tralisation. Le 34 ème congrès de l’as- sociation nationale des élus de mon- tagne (A.N.E.M.) qui a lieu cette année à Morteau les 18 et 19 octobre, association dont la dépu- tée Annie Genevard deviendra la présidente, donnera peut-être l’oc- casion à tous ces élus qui se sen- tent méprisés d’exprimer leur sen- timent face à deux ministres qui ont annoncé leur présence : Stépha- ne Travers à l’Agriculture et Jacques Mézard pour la Cohésion des terri- toires. Sauront-ils faire remonter le message jusqu’à Paris ? Sans doute. Ce message sera-t-il enten- du par son destinataire jupitérien ? Rien n’est moins sûr. n Jean-François Hauser L’actualité bouge, les dossiers évoluent. C’est à dire revient sur les sujets abordés dans ses précédents numéros, ceux qui ont fait la une de l’actualité du Haut-Doubs. Tous les mois, retrouvez la rubrique “Retour sur info”. L a montre Routine, c’est le nom de la toute nouvelle montre Made in France - ou presque - avec 86 % de ses composants qui proviennent de sociétés françaises. Nous avons présenté cette nouvelle marque lancée par un entrepreneur de 28 ans dans notre précédente édition. D’ici 5 ans, le concep- teur prévoit d’ailleurs une fabri- cation 100 % française. La socié- té de Villers-le-Lac Axon’ Nano- tec (ex-I.S.A. France) est une des sociétés du Val de Morteau, avec La Pratique à Morteau, qui par- ticipe à l’élaboration de cette montre. Elle fournit notamment des pièces destinées aux mou- vements à quartz de cette montre Routine. “Ce n’est pas une pre- mière pour notre société qui est un expert en composants horlo- gers. Spécialiste en micro-tech- nologies, Axon’ Nanotec conçoit des pièces de grande précision pour tous les secteurs industriels” précise le service communica- tion de la société. Le savoir-fai- re d’Axon’ Nanotec va en effet bien au-delà du métier spéci- fique de l’horlogerie. “Les mar- chés du médical, de l’aéronau- tique et du spatial ne sont que d’autres exemples de marchés dans lesquels les produits Axon’ Nanotec sont présents. La minia- turisation reste la principale exi- gence de ces secteurs, où le gain d’espace et de poids constitue des éléments clés.” Axon’ Nanotec a rejoint Axon’ en janvier 2017 suite à son acqui- sition par le groupe. Avec un siè- ge basé à Montmirail (à 100 km à l’est de Paris), Axon’ emploie plus de 2 000 personnes dans le monde. Le groupe compte 20 filiales en Europe, en Amérique et en Asie. Le chiffre d’affaires consolidé s’élève à 140 millions d’euros. n A près avoir redimensionné son projet sur le plan archi- tectural suite aux exigences imposées par l’architecte des bâti- ments de France, le program- me immobilier baptisé La Bras- serie, sur la rue du même nom, pourra donc sortir de terre, à la sortie de Morteau en direction de Pontarlier. Ce programme signé Morteau Constructions propo- sera 16 appartements neufs et 4 cellules commerciales (logements à partir de 140 000 euros). L’ar- chitecte, signée Régis Bretillot, propose “une relecture de la construction moderne à deux pans avec l’utilisation de matériaux qua- litatifs et durables : béton armé et métal” notent les promoteurs. La commercialisation a démarré. Un deuxième projet porté par Morteau Constructions est quant à lui abandonné. Il s’agit du pro- gramme Le Cadran que nous avions présenté dans nos colonnes il y a deux ans. Avec son architecture si particulière en forme de rotonde, ce projet de parc d’activités destiné aux entre- prises n’a pas trouvé l’écho sou- haité au Bas-de-la-Chaux. “Le projet est caduc. Sans doute qu’il y a encore une grande frilosité des entrepreneurs pour investir actuellement” regrette Philippe Jacquot, co-dirigeant de Morteau Constructions. n Morteau Constructions : un projet confirmé, l’autre abandonné Cap sur la proximité pour le nouveau sous-préfet P t juste,v etrr a ou isez bien ! , visez ite e vo r r disposition pour u son eurs ta ollabor c Martine Salvi et se ne étude e otr à v t s personnalisée ! AL Martine S VI Agent général AXA 13, rue Fontaine l’épine 25500 Morteau Tél. 03 81 67 64 00 Fax. 03 81 67 64 01 agence.salvi@axa.fr N° Orias 14 002 762 (1) OFFRE SOUMISE À CONDITIONS Parmi les fournisseurs de cette nouvelle marque de montres lancée le mois dernier figure la fabricant de Villers-le-Lac. Dans le Haut-Doubs, Jean Almazan va gérer sa cinquième sous-préfecture. Le programme immobilier La Brasserie a été revu selon les exigences de l’architecte des bâti- ments de France. Le parc d’activités Le Cadran, lui, est abandonné au Bas-de-la-Chaux. Le panneau vient d’être enlevé. Axon’ Nanotec roule pour les montres Routine est édité par Publipresse Médias 1, rue de la Brasserie B.P. 83 143 - 25503 MORTEAU CEDEX Tél. : 03 81 67 90 80 E-mail : redaction@publipresse.fr Directeur de la rédaction : Jean-François HAUSER Contact commercial : Anthony Gloriod au 03 81 67 90 80 Directeur artistique : Olivier CHEVALIER Rédaction : Édouard Choulet, Thomas Comte, Frédéric Cartaud, Jean-François Hauser. Imprimé à Nancy Print - I.S.S.N. : 1275-8825 Dépôt légal : Octobre 2018 Crédits photos : C’est à dire, A.N.E.M., D. Guerra, I.M.E. Maîche, M. Joly, Rigzen Zanskar, Ville de La Chaux-de-Fonds. Mots fléchés : Jean-Marie Steyner.

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