Journal C'est à Dire 244 - Juin 2018

V A L D E M O R T E A U L e renard serait à en croi- re les défenseurs de l’animal une solution aux problèmes de san- té publique et un travailleur de l’ombre au bénéfice des agri- culteurs. Espèce classée “nui- sible” par l’arrêté ministériel du 30 juin 2015, le renard roux peut être piégé, déterré et chassé tou- te l’année dans le Doubs. Ce n’est pas une espèce menacée. “Mais pourquoi mérite-t-il un tel châ- timent ?” , interroge le collectif Renard Doubs composé d’as- sociations de protection de la nature, de la fédération natio- nale de l’environnement (F.N.E.), d’association d’éducation à l’en- vironnement comme les Gazouillis du Plateau (Char- quemont). Créé le 14 juin, le collectif veut interpeller le préfet et deman- der que sa chasse soit interdite de janvier à septembre : “Le renard doit être retiré des espèces nuisibles ! On n’attaque pas les chasseurs, on propose un com- promis” lance Didier Pépin, por- te-parole du collectif. Des arguments plaident en la faveur du prédateur : il consom- me entre 3 000 et 5 500 rongeurs par an. “C’est du bon sens pay- san que de laisser le renard fai- re son travail de prédation” décla- re Michel Pritzy, agriculteur en A.O.C. comté à Chapelle-d’Huin. Second argument : le tuer aug- menterait le risque d’échino- coccose alvéolaire. “Le renard est un des vecteurs de l’échino- coccose alvéolaire, une mala- die grave qui touche 30 nouvelles personnes chaque année en Fran- ce. Mais de récentes études scien- tifiques montrent que vouloir diminuer la population sur un territoire est illusoire et surtout la destruction des renards pro- voquerait une augmentation des risques de contamination à l’homme car les animaux les plus jeunes (qui remplacent ceux tués) sont davantage porteurs de la maladie” explique Dominique Michelat, enseignant natura- liste. Enfin, “de récentes études scientifiques aux États-Unis et en Hollande démontrent qu’en exerçant sa fonction de préda- teur naturel, le renard diminue les risques de contamination de la maladie de Lyme, dont envi- ron 30 000 nouveaux cas humains sont enregistrés chaque année en France. Là où les popu- lations de renard diminuent, les rongeurs sont porteurs d’un plus grand nombre de tiques infec- tées par la bactérie borrelia, cel- le de la maladie de Lyme. En réduisant le nombre de rongeurs hôtes d’infection, les prédateurs pourraient participer à la dimi- nution du risque de transmis- sion de la maladie de Lyme à l’homme” poursuit le collectif. Un débat est engagé. Les organisations agricoles n’ont pas rejoint ce collectif, ni les chasseurs évidemment, qui ont de contre-arguments à faire valoir. Le goupil est au cœur de toutes les attentions. n E.Ch. Un collectif pour protéger le renard Nature Il demande au préfet que le prédateur ne soit plus considéré comme nuisible. Les chasseurs, eux, disent leur désaccord. Fabien Gréban, Dominique Michelat, Didier Pépin et Michel Pritzy, du collectif Renard Doubs (de gauche à droite). Le renard roux (photo F. Cahez). C’est à dire : Le renard est-il menacé ? Fédération de chasse du Doubs : Le renard n’est aucu- nement concerné par un statut de protection au regard des textes internationaux. Il y a dans le Doubs entre 15 000 et 20 000 renards. Càd : Et combien d'animaux tués par an ? F.D.C. : Environ 5 000, ce qui est peu pour une espèce si prolifique. Càd : Tuer trop de renards favo- riserait selon le collectif la pro- lifération de l’échinococcose et la maladie de Lyme. Confir- mez-vous ? F.D.C. : En l’absence de régula- tion du renard, les cas d’échi- nococcose augmentent signifi- cativement dans la population humaine. Le traitement par ver- mifugation des renards n’est pas une solution durable. Contrai- rement à ce que dit une récen- te étude hollandaise, il n’est pas encore définitivement prouvé que les renards et petits mustélidés limitent la propagation de la mala- die de Lyme : dans cette étude, le lien de cause à effet entre char- ge parasitaire et densité de renards n’est pas démontré, il reste à ce stade une hypothèse. Il est important de noter que cet- te publication n’a pas été éla- borée dans un objectif d’objec- tivité, puisque l’étude conclut en ces termes (traductions de l’an- glais) : “Notre étude demande l’appréciation et la protection des espèces de prédateurs comme le renard roux, dont beaucoup d’entre eux sont persécutés à tra- vers l’Europe.” Ici, les auteurs font clairement état de leur idéo- logie. Cette étude ne peut trou- ver sa place dans un traitement rationnel du statut du renard. n Recueilli par E.Ch. La réponse des chasseurs C ela fait maintenant 16 ans que Frédéric Nadler prend soin des oreilles de patients qui présentent des troubles de l’audition. Dans son établissement situé à deux pas d’Intermarché, à Mor- teau, l’audioprothésiste accorde le temps nécessaire pour conseiller ses clients et leur apporter une solution sur mesure. Son ancienneté est la preuve d’un professionnalisme qui lui permet de fidéliser les personnes souf- frant de problèmes d’audition et d’en accompagner de nouvelles. “Le suivi intervient pour un tiers, voire pour 50 % dans la réussite d’un appareillage complet. J’ai pignon sur rue, en cas de problème, je suis disponible pour régler les prothèses auditives du patient. En cas de panne, je prête des appareils, le temps de remplacer ou de réparer les appareils défectueux. Nos appareils sont garan- tis quatre ans” explique Fré- déric Nadler. Adapter la technologie pour améliorer l’audition du patient et son confort d’écoute est un principe auquel il est attaché. “J’invite les patients à prendre rendez-vous deux fois par an pour contrôler leur audi- tion, nettoyer les appareils auditifs, et les régler si besoin” ajoute-t-il. Mais pour traiter les problèmes d’au- dition avec justesse, il faut d’abord procéder à un diagnostic. Le dépis- tage est une des compétences fon- damentales du cabinet Audition Nad- ler. “Je teste toutes les bandes-fré- quences utiles, de grave à aigu. Il exis- te plusieurs tests pour déterminer le type de problèmes acous- tiques dont souffre la per- sonne. Dans certains cas, je vais orienter la personne vers un médecin spécialis- te.” Parmi les signes qui doi- vent alerter sur un pro- blème de surdité, il y a les difficultés de compréhension qui sur- viennent quand il y a du bruit. Une fois le diagnostic établi, Frédé- ric Nadler propose les appareils adap- tés parmi une gamme large de pro- duits dont le prix varie selon un cer- tain nombre de paramètres. En revanche, leur point commun est une qualité de son pour la personne qui les portera. “Ce qui fait la différence de prix, c’est la technologie. Par exemple, il existe des appareils auditifs qui vont gérer différents environnements sonores. Pour d’autres, c’est la matière dans laquelle ils sont fabriqués, en titane, par exemple, qui les rend plus chers. Il existe des modèles qui sont direc- tement connectés au téléphone por- table, ce qui permet à l’usager de télé- phoner facilement tout en ayant les mains libres.” Des performances qui ne sont pas incompatibles avec la ten- dance à la miniaturisation et à la dis- crétion des appareils auditifs dont certains sont spécialement conçus pour atténuer durablement les pro- blèmes d’acouphène. n Publi-information Audition Nadler prend soin de vos oreilles depuis 16 ans ! Grâce à son professionnalisme dans le dépistage des problèmes auditifs et les solutions apportées aux personnes qui en souffrent, Frédéric Nadler fidélise sa clientèle depuis 16 ans dans le Val de Morteau. Audition Nadler, c’est un dépistage, des appareils d’amélioration de l’audition, des appareils de protection auditive. Un service sur mesure. L’audio- prothésiste Frédéric Nadler accorde une grande importance au suivi de ses clients. “Des tests pour déterminer le type de problèmes acoustiques.”

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