Journal C'est à Dire 243 - Mai 2018

Journal C'est à Dire 243 - Mai 2018

V A L D E M O R T E A U 6 C’ est la 108 ème édition du TourismTrophy sur l’île de Man, une dépen- dance autonome de la Couron- ne britannique située dans la mer d’Irlande, entre l’Angleterre et l’Irlande. Cette course moto qui se déroule sur route (fermée à la circulation) est une réfé- rence pour les amateurs de deux roues. C’est la plus ancienne et aussi la plus dangereuse : déjà 113 morts !… L’épreuve se déroule sur des routes de l’île de Man où les bolides roulent (pour les meilleurs) à 200 km/h de moyenne. L’erreur est sou- vent fatale. Le moto-club de Vil- lers-le-Lac part pour la première fois assis- ter à ce “monument”, le 1 er juin. “On réalise le rêve de certains, relate le président Jean-Paul Journot. Parmi nos anciens, des personnes ont encore sur des disques vinyle l’enregistrement des bruits des motos sur l’île.” Ils seront 10, 9 hommes et une femme, âgés entre 30 et 48 ans à quitter le Haut-Doubs pour rejoindre d’abord Calais puis l’Angleterre et enfin l’île de Man. Ils reviendront le 8 juin, à moto bien sûr. “On a prévu nos bagages, des arrêts tous les 200 km pour faire le plein des machines, du matériel en cas d’ennui mécanique ou de cre- vaison. Il paraît que les routes anglaises ne sont pas en très bon état…” dit le président. Là-bas, les motards assisteront aux courses. Ils pourront chaque matin emprunter le circuit avec quelques précautions : “Si vous dépassez les 30 miles en ville (plus de 48 km/h), c’est un jour de prison et l’amende. Idem si vous traver- sez la route lors de la compéti- tion.” Les motards villériers sont briefés. Ils vont vivre une semai- ne au son des cylindres. n Villers-le-Lac 10 motards de Villers en partance pour l’île de Man Ils assisteront à la mythique course moto T.T. Tro- phy qui se déroule en juin. Une procession pour chaque motard qui se respecte. Les motards du moto-club de Villers-le- Lac partent du 1 er au 8 juin assister au Tourism Trophy. F ille qui se décrit comme “réservée mais détermi- née” , Shona Taine (20 ans) a grandi aux frontières de plu- sieurs cultures européennes et asiatiques à La Chaux-de- Gilley, où elle réside toujours. Passionnée de philosophie, de mécanique et d’histoire, l’étu- diante en diplôme des métiers d’art (D.M.A.) au lycée Edgar- Faure de Morteau depuis main- tenant cinq ans (C.A.P., B.M.A., D.M.A.) a découvert le domai- ne de l’horlogerie en vacances, à Prague. La petite fille de 10 ans à peine, devant la magni- fique horloge astronomique de la ville s’est promis de com- prendre comment fonctionnait un tel mécanisme et pourquoi l’homme était tant fasciné par la maîtrise du temps… “C’est ce qui a détermi- né mon choix profes- sionnel, celui d’ap- prendre le métier d’hor- logère. J'ai pu obtenir en 2015 le titre d’Un des meilleurs apprentis de France” dit-elle. Cette fois, elle a obtenu la recon- naissance de l’Institut National des Métiers d’Art avec sa montre à gousset à triple affichage rétro- grade pour les minutes, et heures semi-instantanées. Elle recevra son prix courant juin. Le mécanisme a été très diffi- cile à réaliser : “J’ai été confron- tée à beaucoup de scepticisme et très peu d’aide puisque j’ai conçu, et donc réalisé, un système de rétrograde qui n’avait jamais été présenté jus- qu’alors. C’est grâce à un horloger japonais résidant en Suisse que j’ai pu parvenir à la concréti- sation de ce projet, Yosuke Seki- guchi. Il m’a laissé libre accès à son atelier pendant plus de 6 six mois, j’y passais donc mes soi- rées et mes week-ends, parfois jusque très tard. Je n'ai pas fait le compte du nombre d'heures travaillées au total, mais on approche les 300 heures au mini- mum” dit-elle. C’est donc sans l’aide du lycée que la jeune femme a réussi à mener à bien son travail ! Son projet intitulé “La Route du Thé” représente la découverte, les voyages, le passé. “Il faut res- taurer pour comprendre, et connaître pour créer. Je travaille déjà pour la création de ma futu- re entreprise” conclut, Shona promise à un bel avenir. Une personne a tenté d’acheter à la jeune horlogère sa montre. Shona l’a gardée… Le senti- mental n’a pas de prix. n Morteau Shona, l’art et la manière horlogère Étudiante au lycée Edgar- Faure en D.M.A., Shona Tai- ne a remporté le second prix national du concours orga- nisé par l’Institut national des métiers d’art ! Shona Taine est promise à un bel avenir dans l’horlogerie avec la création de sa montre à gousset. 10 hommes et une femme. Elle crée seule le mécanisme.

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