Journal C'est à Dire 243 - Mai 2018

Journal C'est à Dire 243 - Mai 2018

É C O N O M I E 36 L e personnel médical a été pris de court fin mars quand la directrice de la clinique Saint-Pierre de Pontarlier, Marie- Hélène Bévalot, après un petit pot partagé avec le personnel à l’issue d’une semaine passée sous l’œil d’un organisme de certifica- tion, a annoncé “que la clinique allait quitter la rue Émile-Tho- mas pour rejoindre des locaux de l’hôpital” commente un témoin. “Le personnel est un peu reste inter- loqué par cette information don- née au détour d’une phrase” ajou- te-t-il. Et ceux qui ont voulu en savoir un peu plus en ont été pour leurs frais. La direction de la clinique pon- tissalienne confirme ce projet, même si, précise Marie-Hélène Bévalot, “nous ne sommes pour l’instant que dans l’étude de fai- sabilité de ce projet qui est à l’ini- tiative de nos deux établissements” précise-t-elle. Partant du constat que 75 % des patients accueillis à la clinique Saint-Pierre en soins de suite ou en convalescence sont dirigés par l’hôpital de Pontarlier, occasionnant des transports inces- sants de véhicules médicalisés entre les deux établissements, il est apparu plus rationnel d’en- visager une délocalisation des lits de la clinique vers un bâtiment de l’hôpital. “Les patients orien- tés vers la clinique arrivent dans des phases de plus en plus aiguës, avec des besoins en radiologie, en biologie, de plus en plus fréquents. C’est donc pour rationaliser les soins que l’on est amené à réflé- chir à cette solution” qui amène- ra donc, à terme, une fermeture de la clinique fondée il y a plus de 60 ans par le Docteur Jacques Henriet. L’augmentation régulière de la chirurgie ambulatoire à l’hôpital, qui permet au patient opéré le matin de rentrer dès le soir chez lui, a progressivement vidé les lits de la clinique. “Ce déména- gement des lits de la clinique vers l’hôpital entraînerait donc une prise en charge mieux coordonnée des patients” ajoute la directrice qui reconnaît aussi que derrière cette décision, il y a bien sûr une “mutualisation des coûts de fonc- tionnement.” Un groupe de réflexion sur le pro- jet médical des établissements pontissaliens, composé de repré- sentants de la clinique et de l’hô- pital, a été mis en place et l’Agen- ce régionale de santé (A.R.S.) a lancé une étude économique et juridique sur ce projet de “fusion”. “Cette opération de transfert est en cours d’étude technique et l’agen- ce suit ce dossier avec les deux acteurs pour former un partena- riat public-privé” confirme de son côté l’A.R.S. Informé de ce projet, le personnel ne cache pas ses interrogations. “Il y aura forcément des doublons. On ne peut pas imaginer par exemple que l’on pourra garder la pharmacie de Capio quand on connaît la volonté de l’A.R.S. de réduire les enveloppes budgétaires des hôpitaux” note un praticien. “Des mutualisations pourront sans doute être envisagées” confirme la direction de Capio. La clinique Saint-Pierre avait déjà été passablement affaiblie au début des années 2000 quand l’in- tégralité des activités chirurgi- cales qui avaient lieu dans ses murs a été transférée à l’hôpital. Le départ prévu des 60 lits de soins de suite et de réadaptation signe donc l’arrêt de mort de cet- te clinique privée dont les murs seront vendus. “Nous n’avons pas vocation à conserver des bâtiments vides” confirme le groupe Capio. Encore un nouveau programme immobilier en perspective dans la capitale du Haut-Doubs. n J.-F.H. Pontarlier La clinique Saint-Pierre fermera ses portes d’ici deux ans Le groupe Capio, propriétaire de la clinique Saint-Pierre de Pontarlier est en discussion avec le Centre hospitalier inter- communal de Haute Comté (C.H.I.H.C.) pour que l’hôpital de Pontarlier accueille d’ici deux ans les lits de la clinique. C’ est un petit + 0,6 %, soit un solde positif de quelques centaines d’emploi, mais pour la troi- sième fois de suite, l’emploi salarié progresse dans les quatre départements francs- comtois. Cette progression est même plus forte que les deux trimestres précédents avec + 0,3 % au troisième trimestre 2017 et + 0,5 % au deuxième. “Cette croissance est par ailleurs plus soutenue que cel- le de la France dont la haus- se est de + 0,4 %” note Olivier Vacchino, directeur adjoint de l’U.R.S.S.A.F. Franche-Com- té. Et sur un an, la Franche- Comté a gagné 1,7 % d’effec- tifs, soit 4 845 salariés en plus par rapport à l’année précé- dente. “On note également une tendance à la hausse sur les contrats de longue durée avec encore une hausse d’1,4 % sur le quatrième trimestre 2017. La hausse est également notable pour les embauches dans le secteur industriel. C’est la première année de reprise de l’emploi dans ce secteur depuis bien longtemps” ajou- te Olivier Blanc, pilote sta- tistiques à l’U.R.S.S.A.F. 445 postes nouveaux ont été créés dans l’industrie en 2017 à l’échelle franc-comtoise, dont 340 sur le seul département du Doubs pour le dernier tri- mestre. Les secteurs de l’intérim, de l’industrie et des services créent le plus d’emplois ces derniers mois. Un bémol avec “un secteur en difficulté qui ne crée plus d’emplois : le com- merce, et notamment le com- merce de détail qui est en souf- france” observe IsabelleWehr, responsable du service sta- tistiques à l’U.R.S.S.A.F. Un bémol cependant d’après ces derniers chiffres de l’U.R.S.S.A.F. : la zone de Mor- teau qui est en recul d’1,3 %. “Seuls les secteurs de l’intérim et du commerce ont créé des postes sur l’année, respecti- vement + 50 et + 30 postes, mais cela ne suffit pas à contre- balancer les pertes dans les autres secteurs, notamment les services, l’industrie et la construction” tempèrent les experts de l’U.R.S.S.A.F. n J.-F.H. Emploi L’emploi salarié progresse dans la région La reprise semble se confir- mer sur le front de l’em- ploi. Pour la troisième fois d’affilée, les chiffres tri- mestriels de l’U.R.S.S.A.F. présentent un rebond. Sauf à Morteau. Olivier Vacchino, directeur adjoint de l’U.R.S.S.A.F. Franche-Comté RGE A MO L À MME A TOCU G VU RIR ÉCO D TUR L

RkJQdWJsaXNoZXIy MTEwNjg=