Journal C'est à Dire 243 - Mai 2018

25 P L A T E A U D E M A Î C H E U n vrai cœur de bourg avec sa mai- rie, sa place du vil- lage, ses com- merces, sa salle de convivialité et des habitations tout autour. C’est sans doute ce qui manque encore à Bonné- tage pour donner à cette com- mune dispersée en plusieurs hameaux distants de plusieurs kilomètres une vraie cohérence et un supplément d’âme. C’est tout le sens de la réflexion lan- cée il y a plusieurs années par le conseil municipal et son mai- re Stéphane Vermot qui souhaite “épaissir le village plutôt que de continuer à l’allonger. Les riverains ont plus l’impression d’habiter au bord d’une route qu’au bord d’une rue. Nous avons la chance d’avoir la propriété foncière de 5 hectares entre l’an- cien hameau des Villemenots et l’E.H.P.A.D. Tout le sens de ce projet consiste à donner une vraie cohérence au centre du village situé autour de la mairie” obser- ve le maire. Les élus de Bonnétage n’ont pas pour autant souhaité se préci- piter et lancer un énième pro- gramme immobilier sans vue d’ensemble. “Nous avons sou- haité réfléchir autour du concept d’écoquartier. C’est un label qui comporte une vingtaine de cri- tères. On va s’obliger à suivre la démarche jusqu’au bout” pour- suit Stéphane Vermot. En quoi consiste ce label ? Parmi les critères qui définis- sent un écoquartier, il y a par exemple le mode de chauffage. “On peut tout à fait imaginer un chauffa- ge collectif qui desser- ve plusieurs bâtiments.” Il y a également la question du traitement des déchets. Un systè- me de compostage individuel ou collectif pourrait être prévu. Tout comme des jardins partagés. La maire voit plus loin : “Nous avons retrouvé récemment un four à pain. Pourquoi ne pas envisager de récolter des céréales et faire le pain de temps en temps dans ce four qui pourrait être ins- tallé vers la petite salle poly- valente que nous prévoyons de construire aux abords de la pla- ce Bernard-Lambert.” Pour l’éva- cuation des eaux de pluie, une noue (sorte de fossé naturel) est prévue. Sur le plan de l’habitat, la mai- rie envisage “des petits collec- tifs avec 4, 6 ou 8 logements en bordure de place, et de l’habitat accessible pour les non-fronta- liers. En deuxième ligne il y aurait de l’habitat intermédiai- re avec des maisons jumelées de 2 ou 3 logements et sur la fin, pour faire la couture avec le lotis- sement, de la maison pavillon- naire” détaille Stéphane Ver- mot. Ces 5 hectares à aména- ger pourraient accueillir selon le maire “un peu plus d’une cen- taine d’habitants nouveaux.” La commune compte actuellement 970 habitants. Tout cela se ferait progressi- vement à raison de “5 à 6 loge- ments nouveaux par an sur une quinzaine d’années” , l’idée étant bien de “sortir de la démarche maison individuelle à tout prix.” Pour relier les différentes par- ties, des pistes cyclables pour- raient être envisagées. C’est donc bien un projet à long terme que vient de valider le conseil municipal de Bonnéta- ge. Le document de consulta- tion pour trouver une agence qui gère l’assistance à maîtri- se d’ouvrage est en cours de finalisation. L’étape suivante consistera à trouver une équi- pe de maîtrise d’œuvre pluri- disciplinaire composée notam- ment d’urbanistes afin de don- ner un maximum de cohérence à ce projet qui métamorpho- sera le centre de Bonnétage. Les premiers permis d’amé- nager pourraient être délivrés en 2020 pour des premiers coups de pelle “en 2020 ou 2021” indique le maire qui s’engage à ce que les habitants parti- cipent activement à la vali- dation des étapes de ce projet urbanistique. n J.-F.H. Un écoquartier au cœur du village Bonnétage La mairie finalise sa réflexion pour la création d’un éco- quartier sur un terrain de communal de 5 hectares bor- dant la mairie. Objectif : conforter l’âme du village. Les premiers coups de pelle en 2020 ou 2021. Le maire Stéphane Vermot devant la place Bernard- Lambert autour de laquelle sera construit ce nouvel écoquartier. L’ inauguration a eu lieu le 5 mai dernier. Au 72, avenue De Lattre de Tassigny au Russey (sur la rue principale, entre l’égli- se et Super U), l’enseigne “Au doux bio” a ouvert ses portes. Ce nouveau commerce de vil- lage concrétise l’implication de Mélanie Lapaire dans le sec- teur du bio. Cette “boutique éthique” comme elle l’appelle est spécialisée dans la vente de produits cosmétiques, complé- ments alimentaires, produits d’entretien, graines à germer et petite épicerie, le tout dans la mouvance biologique et vegan. En même temps qu’elle lançait son site de vente en ligne l’an dernier, Mélanie Lapaire a écu- mé pas mal de marchés de la région pour faire connaître ses produits et sa philosophie. “Ces marchés ont bien fonc- tionné. Je me suis aper- çue que je ne pouvais pas présenter tous les produits sur les marchés, d’où l’idée de créer un magasin qui nous donne la possibilité de bien mettre en valeur tout ce que nous proposons” note la nouvelle com- merçante russéenne. “En pro- duits frais, nous avons même du pain bio du Val de Conso- lation” ajoute-t-elle. Mélanie Lapaire s’est notam- ment fait connaître à travers les produits d’entretien bio et sans emballage et les cosmétiques zéro déchet (shampooing, dentifrice…) qu’elle com- mercialise. Elle a affiné ses connaissances du bio avec les quinze années d’ex- périence qu’elle a déjà accu- mulées chez un grossiste bio de Suisse. “Je baigne dans le bio depuis que je suis petite” sourit la commerçante de 34 ans. “Et pour me démarquer des autres enseignes bios qui existent déjà dans le Haut-Doubs, je propose justement ces produits très spé- cifiques, notamment les fleurs de Bach, ces élixirs floraux qui traitent par exemple le côté émo- tionnel.” Le bouche-à-oreille fonctionne déjà pour Mélanie Lapaire à qui les naturopathes et autres ostéo- pathes de la région envoient déjà de nombreux clients. Il res- te à séduire la clientèle locale du Haut-Doubs avec ce nouveau magasin. Un beau challenge pour elle. n Le Russey Mélanie Lapaire avait créé un site Internet dédié à la vente de produits bios et éthiques. Le succès étant au rendez-vous, elle vient d’ouvrir son magasin au centre du Russey. “Au doux bio” a pignon sur rue Le bouche-à- oreille fonctionne déjà. Mélanie Lapaire a ouvert son enseigne “Au doux bio” le 5 mai avenue De Lattre de Tassigny.

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