Journal C'est à Dire 237 - Novembre 2017

20 L’arthrose du genou A rthrum, Osténil et bien- tôt Hyalgan : ces trois médicaments ou dis- positifs médicaux sont en passe d’intégrer la liste de plus en plus longue des traite- ments qui ne seront plus rem- boursés par la Sécu. L’associa- tion des rhumatologues de Franche-Comté présidée par le docteur Marie Valnet-Godfrin est vent debout contre la décision récente, appuyée par l’actuel gouvernement, de ne plus rembourser les injections d’acide hyaluronique prodiguées aux patients souffrant d’arthrose du genou, pourtant “un traitement qui n’a pas d’alternative et qui a un rapport efficacité-tolérance optimal” résume le Docteur Benoît Augé, un de ses collègues. Le résultat de cette décision gou- vernementale prise au nom des sacro-saints soucis d’économies prônés par l’assurance-maladie, c’est qu’on aboutit à “précipiter les patients vers l’opération et la pose d’une prothèse, une solution certes remboursable, mais beau- coup plus onéreuse et pas forcé- ment adaptée à la plupart des patients” ajoutent les praticiens. Pour tenter de faire entendre leur voix, ils ont interpellé auto- rités médicales et élus. Si du côté de la C.P.A.M. ils n’ont pas enco- re reçu de suite favorables, ils attendent beaucoup du rendez-vous que leur a fixé le député Éric Alauzet, membre de la majorité et par ailleurs médecin lui aussi. “Nous le rencontrons le 27 novembre” précise Mme Valnet-Godfrin. Les rhumatologues qui estiment que le traitement à l’acide hya- luronique est “très efficace et sur- tout nettement moins coûteux que la pose d’une prothèse” ont sor- ti leur calculette. “Le coût du rem- boursement pour la Sécu est de 120 euros par patient et par genou alors qu’une prothèse, avec tou- te la partie rééducation qui s’en- suit, c’est plus de 10 000 euros. Pas sûr que l’assurance-maladie s’y retrouve…” dénoncent les spé- cialistes. Pour les patients, c’est la double peine, car un produit déremboursé intégralement par la Sécu n’est pas pris en comp- te par les mutuelles. Même sanc- tion pour les gens modestes à la C.M.U. : aucune couverture avec la carte Vitale pour de tels soins, donc aucun remboursement. Pour l’instant, les rhumatologues n’ont pas d’autre choix que de prescrire à leurs patients souf- frant d’arthrose modérée des anti-inflammatoires ou de la cor- tisone, des produits certes rem- boursés, mais “beaucoup plus délétères aux niveaux rénal et cardiaque notamment. Et des anti-inflammatoires quotidiens, ça risque de coûter bien plus cher à la Sécu qu’un remboursement annuel de 120 euros pour une injection d’acide hyaluronique… Nous souhaiterions au moins que la C.P.A.M. accepte de rembour- ser un pourcentage afin que les patients puissent déclencher leur mutuelle.” Espérant que leur revendication remonte jusqu’aux plus hautes instances de la santé, l’associa- tion des rhumatologues de Franche-Comté espère trouver un écho favorable à cette reven- dication qui n’a rien de corpo- ratiste. “Nous sommes mêmes soutenus par les chirurgiens orthopédiques de Saint-Vincent et de la Polyclinique qui ont tout à fait compris l’intérêt de notre demande” assurent les médecins bisontins. Au-delà de cette légitime appré- hension, les rhumatologues sont en plus confrontés à un autre souci, plus structurel celui-là : la fonte de leurs effectifs en région. Ils étaient encore une vingtaine en Franche-Comté ces dernières années. Le départ mas- sif, et non remplacé, de près d’une dizaine d’entre eux va provoquer une vraie pénurie de ces spé- cialistes des os, des articulations, des muscles, des tendons et des ligaments. n J.-F.H. Un déremboursement qui fait tousser les rhumatologues Les spécialistes des os et des articulations s’insurgent contre le déremboursement de l’acide hyaluronique qui traite l’arthrose du genou. Une décision prise en dépit du bon sens selon eux. Plus que 3 appartements disponibles ! 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Elle a pour objectif de sensibiliser l’en- semble des publics sur les enjeux de la sécurité des soins et de favoriser le dia- logue entre patients, usa- gers et professionnels de santé. Animations théma- tiques, jeux, stands d’in- formation, tables rondes, visites guidées, expositions, quiz, supports d’information autour des thèmes suivants : les événements indésirables liés aux soins, les médica- ments et la pharmacovigi- lance, pour apporter des conseils pour une meilleu- re utilisation des médica- ments, l’arrêt cardiaque, avec un atelier permettant de sen- sibiliser aux gestes de pre- miers secours, etc. l Économie Du 20 au 24 novembre, c’est la semaine régionale de la création-reprise d’entreprise organisée par la Chambre de métiers et la C.C.I. Des dizaines d’ateliers et de confé- rences sont proposées. Rens. 03 39 21 22 23. S A N T É

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