Journal C'est à Dire 237 - Novembre 2017

M ardi 10 octobre au matin, la rivière s’est tein- tée d’un vert fluorescent au niveau du pont de Ville-de-Pont jusqu’en aval du défilé d’En- treroches. L’opération - spec- taculaire - mais totalement inof- fensive pour l’environnement a été menée par la communauté de communes de Montbenoît. “Nous n’avons pas la compé- tence eau et assainissement, mais en anticipation (cela devrait être effectif en 2020 dans le cadre de la loi N.O.T.R.E.), nous avons décidé de mener une opération pour déterminer s’il existe une interférence entre le Doubs et une possible ressour- ce en eau potable à hauteur du défilé d’Entre-Roches” indique un membre de la col- lectivité. Les experts savent qu’une cavi- té abrite une potentielle res- source en eau potable. Com- me dans la plupart des secteurs du Haut-Doubs, le manque d’eau devient criant. Alimen- tés par le syndicat des eaux de Dommartin, Montbenoît et les villages alentour n’ont - pour le moment - jamais manqué d’eau mais les niveaux toujours plus bas sur des périodes tou- jours plus longues nécessitent de trouver des solutions alter- natives. Les mesures de res- triction de l’usage de l’eau ne sont plus suffisantes. Le colorant, de la fluorescéine, a été déversé au niveau du pont et s’est très vite propagé le long de la rivière mais le résultat de l’opération menée en octobre n’est pas encore connu. Plus en aval, Morteau a éga- lement cherché d’autres solu- tions. En lien avec la société Gaz et eaux, la collectivité a investi 100 000 euros pour ins- taller directement des pompes dans le lit de la rivière. Après filtration, l’eau pourrait ainsi être redistribuée dans le réseau en cas de forte sécheresse, ce qui n’a manqué de faire réagir les pêcheurs qui se plaignent déjà du manque d’eau et de la pollution. n 18 V A L D E M O R T E A U L a croissance de l’écono- mie frontalière impo- se aux collectivités du Haut-Doubs d’adapter les infrastructures au service de la population. Ce qui est vrai pour les écoles où l’on doit sou- vent pousser les murs, l’est aus- si sur les réseaux d’eau en exten- sion constante avec le dévelop- pement des nouveaux lotisse- ments. Le Val de Morteau ados- sé aux bassins d’emploi du Locle et de La Chaux-de-Fonds est aux premières loges de cette dynamique. Sans oublier d’ajou- ter pour l’eau du Haut-Doubs la problématique des sécheresses récurrentes. “C’est un nouveau sujet d’inquiétude même si au niveau du syndi- cat on n’a pas été en manque cet été. On com- mence également à être un peu juste en capacité de réser- ve sur le site des fermes Laillets. Jusqu’à présent, on avait 15 à 18 heures de ressources et avec ce nouveau réservoir on passe- ra à 24 heures de réserve” , pré- cise Jean-Noël Cuenot, le mai- re du Bélieu également prési- dent du syndicat. Le choix d’un nouveau réservoir répondait aussi au besoin d’en- gager assez rapidement des tra- vaux sur le deuxième réservoir des Laillets d’une capacité de 1 000 m 3 . Plutôt que d’installer des bâches provisoires où l’eau aurait été stockée le temps des travaux, décision a finalement été prise de construire ce troi- sième réservoir de 1 200 m 3 . Lequel sera mis en service cou- rant décembre. Ce qui portera la capacité de stockage globa- le à 2 850 m 3 pour les trois réser- voirs des Laillets. Mais avant d’en arriver là, le Syndicat a d’abord négocié l’ac- quisition du terrain d’emprise qui lui manquait avec Claudy Perrot, le propriétaire très ouvert à la notion de service public. “On ne peut que se féliciter de cette collaboration. On a saisi l’occa- sion pour aménager une nou- velle voie d’accès aux réservoirs. Cela évite aux équipes de Gaz et Eaux, fermier du Syndicat, d’avoir à passer près des fermes pour procéder à des contrôles sur les installations.” Un chan- tier 100 % local mené sous la maîtrise d’œuvre du cabinet André. Les travaux ont été effec- tués par l’entreprise Ruggeri et ses sous-traitants, à savoir Ver- mot T.P. et Burgunder pour le bardage. “Il reste encore à poser un bardage de tôle et de mélè- ze autour du château d’eau. Cet- te enveloppe s’inscrit dans l’in- tégration paysagère.” Le syndicat n’a reçu aucune aide pour ce réservoir neuf dont le coût s’élève à 420 000 euros H.T. “C’est le plus gros chantier de l’année 2017. À noter qu’on met aussi chaque année près de 500 000 euros dans l’entretien du réseau et des réser- voirs du syndicat.” Ces efforts permettent d’améliorer le ren- dement du réseau qui était de 72 % en 2016, contre 68,5 l’an- née précédente. “Notre réseau s’étend sur 299 km. Il est très dispersé et soumis à de nom- breuses contraintes comme le relief. De ce fait, on n’aura jamais le rendement d’un réseau urbain.” La rénovation du second réser- voir est programmée en 2018, soit une dépense supplémen- taire de 200 000 euros. n Et soudain, le Doubs est devenu vert fluo Entre-Roches L’opération inoffensive pour l’environnement menée le 10 octobre dernier avait pour objec- tif de découvrir une potentielle ressource en eau potable à hauteur du défilé d’Entre-Roches. Les Fins Le troisième réservoir d’eau des Laillets bientôt en service 24 heures de réserve désormais. Avec ce nouvel équipement, le syndicat des eaux du Haut Plateau du Russey conforte son auto- nomie et sécurise ainsi la distribution de l’eau auprès de ses 5 422 abonnés. “Avec ce nouveau réservoir, on gagne de l’autonomie en cas de problème”, explique Jean-Noël Cuenot, le président du syndicat. Le Doubs s’est coloré de vert dans l’objectif de déterminer des interférences avec une ressource en eau. O nz Boutique est une enseigne indépendan- te et ça se voit ! Elle a autant de personnalité et de caractère que les chaus- sures qu’elle commercialise. C’est dans une ambiance chic et urbaine que l’on découvre les modèles pour femmes ou pour hommes. L’espace de 200 mètres carrés a été agencé de manière à ce que les client(e)s prennent le temps de choi- sir et de se laisser surprendre par une paire de chaussures. 80 marques sont référencées dans ce magasin accueillant. Parmi elles, on trouve : Myma, Tommy Hilfiger, Clarks, AS 98, Lloyd, Azzaro, Geox, Nero Giardini, New Italia Shoes. ou Hispanitas. Ici, les signa- tures des fabricants sont ita- liennes évidemment, anglaises, espagnoles, françaises aussi avec la marque Un tour en ville. Émilie, la responsable du magasin, et Amandine, vous accueillent et vous conseillent dans vos choix. “Nous sommes très attentives à offrir un ser- vice boutique de qualité. Nous voulons que les clients se sen- tent bien ici” disent-elles. 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Le Syndicat intercommunal des eaux du Haut Plateau du Russey en chiffres l 15 communes : Bonnéta- ge, Fournet-Blancheroche, Grand’Combe-des-Bois, La Chenalotte, Le Barboux, Le Bélieu, Le Bizot, Le Mémont, Le Narbief, Le Russey, Les Fins, Les Fontenelles, Mont- de-Laval, Saint-Julien-lès-Rus- sey, et Villers-le-Lac l 5 422 abonnés l 14 422 habitants l 748 679 m 3 consommés par les abonnés domestiques en 2016, + 7,63 % par rapport à 2015 ou 142 litres par habi- tant et par jour l Rendement : 72 % contre 68,5 % en 2015 l Prix moyen de l’eau : 3,13 euros le m 3 pour une consommation de 120 m 3

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