Journal C'est à Dire 236 - Octobre 2017

T out a commencé par un rêve… Celui d’une peti- te fille à l’âme d’artis- te qui un jour s’est dit qu’elle vivrait de ses passions créatrices. C’était sans comp- ter des parents du genre “Pas- se ton Bac d’abord” qui ont inci- té leur fille Maud à se diriger vers des études “sérieuses”. La jeune fille fera donc une école de commerce et viendra s’ins- taller dans le Haut-Doubs, il y a neuf ans, pour par- tir travailler dans l’in- dustrie horlogère suis- se… sans jamais avoir renoncé à son rêve de petite fille. “Je tra- vaillais dans l’horlo- gerie mais en même temps j’ai commencé à créer des petits bijoux en paral- lèle. En pleine crise existentiel- le, je me suis mise à écrire mon rêve sur un petit papier que j’ai hélas perdu dans mon entre- prise. J’ai alors réfléchi au moyen de toujours porter sur moi cet- te formule, ce mantra. C’est alors que j’ai eu l’idée de mon concept de bijou” raconte Maud Lemon- nier. Cette jeune femme née en Nor- mandie dans une famille de marins a alors pensé au lan- gage morse. C’est ainsi que sont nés les Mots Doux, des petits bijoux en pâte de verre sur les- quels un message est écrit en morse à l’aide de perles de cou- leur. “J’ai commencé à mettre sur Facebook quelques-unes de mes créations et mes copines ont rapidement adhéré au concept en me demandant de leur en fai- re un. J’ai alors développé le côté marketing sur les réseaux, sans arrière-pensée, et j’ai commen- cé à avoir de plus en plus de demandes.” Le rêve de jeune fille commen- ce peu à peu à se muer en réa- lité. Alors qu’elle venait de négo- cier son licenciement de Suis- se, un concept-store parisien la contacte après avoir repéré ses créations sur les réseaux sociaux. “Ils m’ont carrément commandé toute une collection pour les fêtes. Je venais de démis- sionner de Suisse, j’avais du temps, ça tombait très bien.” C’est ainsi que la jeune créa- trice des Fins s’est pri- se au jeu et rapidement est née l’idée de créer son entreprise. “C’est là que je remercie mes parents de m’avoir pous- sée à faire une école de commerce. Ma formation m’a permis de monter un projet grandeur nature.” Après avoir créé un premier catalogue de ses créations, elle se met à démarcher les bou- tiques. La magie opère. “Je suis allée en voir une, deux, cinq, dix et à chaque fois elles me disaient oui.” Déjà forte d’une quaran- taine de points de vente en France, en Suisse et en Belgique, Maud devient alors auto-entre- preneuse. “Le gros frein de ce statut, c’est qu’on ne peut pas embaucher.” Elle fait alors appel à toute une série de “petites fées” comme elle les appelle à qui elle sous-traite le montage des bra- celets, colliers et autres boucles d’oreilles “à message”, tous fabri- qués à la main. Un an et demi plus tard, Maud Lemonnier a décidé d’enclen- cher la vitesse supérieure. Elle vient de créer une E.U.R.L. et a embauché deux de ses petites fées, à temps partiel pour le moment : Fanny Receveur, char- gée de la gestion commerciale et de la logistique et Lauren- ce Faivre-Roussel, assistante de production. Parallèlement à ce changement de statut, la créatrice des Fins vient de lancer une opération de financement participatif sur la plateforme dédiée KissKiss- BankBank. Son but : réunir la somme nécessaire - 6 000 euros - afin de pouvoir exposer au pro- chain salon Maison et Objet en janvier prochain. Tous les dons sont les bienvenus, à partir d’1 euro, et la plupart donne droit à une contrepartie, de l’ob- jet estampillé Les Mots Doux au bracelet de la collection. “Le financement est ouvert jusqu’au 18 novembre. J’ai très bon espoir qu’on puisse réunir ces 6 000 euros qui nous permet- tront de franchir une étape sup- plémentaire” note Maud Lemon- nier qui accompagne sa démarche d’une action de soli- darité puisqu’une partie des fonds récoltés seront reversés à la lutte contre le cancer du sein (une vente de bijoux a notamment lieu à l’Atalante à Morteau le 26 octobre). Prochaines étapes pour la créa- trice : un site Internet de ven- te en ligne à destination des boutiques et le renforcement de son réseau de revendeurs. Son plan de développement est très structuré. La preuve qu’on peut continuer à entretenir ses rêves d’enfant et avoir les pieds sur terre pour les réaliser. n J.-F.H. Les Fins Les Mots Doux, du rêve, à la réalité Maud Lemonnier crée des bijoux. Elle vient de fonder sa petite entreprise avec deux premiers emplois à la clé et lance un financement participatif qui lui per- mettra de participer au salon Maison et Objet à Paris. Une aventure humai- ne doublée d’une success-story économique. “Le financement est ouvert jusqu’au 18 novembre.” Maud Lemonnier (au centre) est entourée de Fanny Receveur et de Laurence Faivre-Roussel. À gauche, Christine, une de ses “petites fées.” 4 V A L D E M O R T E A U L es volumes de vente grimpent à nouveau. Les notaires du Doubs réunis le 12 octobre à l’occasion de leur tradition- nel observatoire de l’immobi- lier confirment la tendance : sur un an, le volume des ventes est en hausse de 11 % sur le logement collectif et de 6 % sur le logement individuel. Le prix des appartements anciens retrouve lui aussi des couleurs, avec pour la première fois depuis longtemps, une hausse. “Avec un prix médian au mètre carré de 1 560 euros, les prix augmentent de 2,8 % cette année à l’échelle du département” note M tre Christophe Chevriaux, vice-président de la chambre des notaires. Sur le Haut-Doubs, l’immobilier semble également reprendre des couleurs. Le prix médian des appar- tements ancien repart à la hausse, avec les traditionnelles disparités entre les secteurs. Ainsi le mètre carré s’établit à 1 410 euros dans le secteur de Maîche (il rebondit d’1,3 % sur cette dernière année) et à 1 980 euros du côté de Mor- teau. Celui des maisons anciennes (prix médian à 176 000 euros à Maîche et de 219 200 euros à Morteau) est quant à lui en nette baisse sur Morteau et croît de 3,6 % sur Maîche. “Sur un an, la baisse atteint les 9 % pour les maisons anciennes sur le Val de Mor- teau. Les maisons anciennes subissent actuellement la concurrence des lotissements” analyse M tre Sacha Vetter, notai- re à Morteau. Le prix du terrain à bâtir quant à lui monte encore de 3,8 % sur le secteur de Maîche pour s’établir à 51 100 euros en prix médian (60 euros le mètre carré), et atteint les 68 500 euros dans le Val de Morteau (70 euros le mètre car- ré médian). Concernant les appartements anciens, c’est sur le secteur Mont d’Or-Deux Lacs que les prix sont les plus élevés du département (2 390 euros le mètre carré) et c’est sur la zone urbaine de Pontarlier que les maisons sont les plus chères (241 000 euros en prix médian). n J.-F.H. Immobilier Le prix des maisons anciennes s’est tassé sur le Val de Morteau Renseignements sur www.lesmotsdoux.net Jusqu’au 15 décembre 2017 Le PERP : moins d’impôts aujourd’hui, plus de revenus à la retraite demain. Martine SALVI Agent général AXA 3 rue de la Guron 25500 MORTEAU Tél. 03 81 67 64 00 Fax 03 81 67 64 01 E-mail : agence.salvi@axa.fr N° Orias 14 002 762 Martine I 13, rue Fontaine l’Épine 25500 MORTEAU 13, rue Fontaine l’Épine 25 0 M Après avoir subi une bais- se constante depuis 5 ans (- 12,8 %), les prix de l’an- cien se stabilisent enfin dans le Doubs. Ils accu- sent même une légère hausse, et le volume des transactions redémarre. Celui des maisons accu- se une légère baisse. Les notaires du Doubs réunis à Micropolis le 12 octobre ont confirmé le rebond des transactions immobilières. Le prix du terrain à bâtir poursuit sa hausse.

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